Une machine dont les fraises, placées sous le moteur, font à la fois le travail du sol et l'avancement. Légère et maniable, elle ameublit la terre d'un potager ou d'un massif. Elle n'a pas de roues motrices.
Voir aussiMotoculteurFraises
Fraises, éperon, largeur de travail, 4 temps… Les fiches des motobineuses parlent une langue à part. Je l’ai mise à plat ici, en mots simples, avec ce que chaque terme change vraiment au potager ou à l’achat.
Ce sont eux qui reviennent sur toutes les fiches produits, et ceux qui séparent une machine bien choisie d’un achat regretté. Une fois ces six-là en tête, mon comparatif des motobineuses se lit beaucoup plus vite.
Thermique, électrique, batterie ou petite bineuse : le premier choix, celui qui dépend de la surface et de la dureté du sol.
Une machine dont les fraises, placées sous le moteur, font à la fois le travail du sol et l'avancement. Légère et maniable, elle ameublit la terre d'un potager ou d'un massif. Elle n'a pas de roues motrices.
Voir aussiMotoculteurFraises
Une machine plus lourde, à roues motrices, dont la fraise est souvent placée à l'arrière et qui accepte aussi d'autres outils. Pensée pour les grandes surfaces et les sols difficiles, elle est surdimensionnée pour un potager de taille courante.
Voir aussiMotobineuseMotobineuse transformable
Une motobineuse qui peut recevoir des roues et des outils pour travailler comme un petit motoculteur. Polyvalente, mais lourde à sortir et à manœuvrer pour un petit potager.
Voir aussiMotoculteurRoue de transport
La plus puissante et la plus autonome, faite pour les jardins de plus de 300 m², les sols compacts ou argileux. Elle demande un entretien moteur et fait du bruit.
Branchée sur le secteur, légère, sans entretien moteur, elle convient aux jardins jusqu'à 250 à 300 m². Le standard tourne autour de 1 200 à 1 500 W. En dessous de 1 000 W, elle peine sur sol compact.
Libre de tout câble, sans carburant, elle démarre d'une gâchette. Idéale pour les petits espaces, autour de 100 m² de sol meuble à moyennement dur. Les modèles en 36 ou 40 V s'en sortent bien mieux que les 18 V.
Une machine légère, souvent de moins de 20 kg, pour entretenir un potager déjà cultivé, des massifs ou des allées. Elle ne défriche pas un terrain dur.
Voir aussiTerrain en friche
Un outil sans moteur, à étoiles ou à dents, qu'on pousse et tire. Silencieux et bon marché, il suffit pour quelques planches de potager déjà meubles.
Voir aussiBinage
Une machine à petit budget, électrique ou petite thermique. Suffisante pour un potager meuble, à condition de vérifier la profondeur réelle dans la notice et la disponibilité des pièces.
Largeur, profondeur, éperon et transmission : ce qui fait le travail, et ce qui le rend pénible ou facile.
Les lames recourbées montées sur l'axe, qui tournent, griffent et émiettent la terre. Elles se démontent pour réduire la largeur. Si elles ne tournent plus, c'est souvent une courroie, une goupille ou un embrayage.
La largeur travaillée à chaque passage, de 20 cm sur les petites bineuses à plus d'un mètre sur les grosses machines. On l'ajuste souvent en ajoutant ou retirant des fraises, pour passer entre deux rangs.
Voir aussiFraisesDisques protège-plantes
La profondeur à laquelle les fraises travaillent le sol. Pour un potager, 15 à 20 cm suffisent à la plupart des légumes. Méfiance : la profondeur du carton n'est pas toujours celle de la notice, parfois deux fois moindre.
Voir aussiÉperonNombre de passages
La tige plantée derrière les fraises, qui freine l'avancement et règle la profondeur. Plus il est enfoncé, plus la machine creuse au lieu d'avancer. C'est le principal réglage à l'usage.
Voir aussiProfondeur de travail
Une petite roue à l'avant, qu'on abaisse pour déplacer la machine jusqu'au jardin sans faire tourner les fraises, puis qu'on relève pour travailler. Elle ne sert pas à l'avancement.
Un guidon qui se règle en hauteur et se replie pour le rangement. Bien réglé, il évite de travailler courbé et réduit la fatigue des bras.
Voir aussiPoids
Le lien entre le moteur et les fraises : chaîne, engrenages ou courroie. Les boîtes à engrenages en bain d'huile sont les plus durables, la courroie protège le moteur en patinant en cas de blocage.
Voir aussiHuile de boîteFraises
Une vitesse arrière qui permet de dégager la machine d'un coin ou de reculer sans la soulever. Un vrai confort sur les modèles lourds, inutile sur une petite bineuse qu'on retourne d'une main.
Deux disques fixés aux extrémités des fraises, qui protègent les cultures voisines et donnent un bord net au passage.
Voir aussiLargeur de travailSarclage
De moins de 3 kg pour une petite bineuse sur batterie à plus de 100 kg pour une machine professionnelle. Le poids aide à mordre dans un sol dur, mais se paie à chaque manœuvre et à chaque sortie du garage.
Voir aussiPetite motobineuseMarche arrière
Cylindrée, carburant, huile et vidange : ce qui fait démarrer la machine chaque printemps.
Le volume du moteur thermique. Un petit moteur de 50 à 60 cm³ (2 à 3 CV) suffit pour un usage régulier sur sol souple. Pour une friche ou une grande surface, il faut monter à 140 à 200 cm³ (5 à 7 CV).
Voir aussiMoteur quatre tempsTerrain en friche
La puissance d'une motobineuse filaire, en watts. Le standard du marché se situe entre 1 200 et 1 500 W, assez de couple pour mordre dans un sol dur sans forcer.
Voir aussiMotobineuse électrique
Sur une motobineuse à batterie, la tension donne la force, la capacité l'autonomie. Une machine qui partage la batterie d'une gamme d'outillage coûte moins cher si on en possède déjà une.
Voir aussiMotobineuse à batterie
Le moteur de la grande majorité des motobineuses thermiques. Il roule à l'essence pure, avec une huile moteur à part, qu'on vérifie à la jauge et qu'on vidange. Plus lourd mais plus souple et plus économe qu'un deux temps.
Voir aussiMoteur deux tempsVidange
On le trouve surtout sur les petites machines d'environ 52 cm³. Il roule au mélange essence et huile, au ratio de la notice : 25:1 (4 %, 40 ml d'huile par litre) n'est pas 50:1, et une erreur fait serrer le moteur.
Voir aussiMoteur quatre tempsEssence
Chaque notice fixe sa limite d'éthanol. En cas de doute, le SP98 ou le SP95-E5, qui en contiennent au plus 5 %, conviennent à tous les moteurs. L'alkylate se justifie pour une machine qui sort peu et passe l'hiver au garage.
Sur un quatre temps, la bonne huile est celle de la notice : 10W-30, 15W-40, 20W-40 ou SAE 30 selon les moteurs. Certaines machines sont livrées sans huile : on remplit avant le premier démarrage.
Voir aussiVidangeMoteur quatre temps
La première vidange tombe entre 5 et 20 heures de fonctionnement selon les notices, les suivantes toutes les 100 heures, ou tous les six mois à un an selon les notices. Moteur tiède, on vide, on remplit au repère haut de la jauge.
Certaines transmissions à engrenages ont leur propre huile, séparée de celle du moteur, souvent une 80W-90. Des machines sont livrées avec la boîte à sec : à vérifier avant de démarrer.
Voir aussiTransmission
La mousse ou le papier qui retient la poussière avant le carburateur. La motobineuse travaille dans la poussière : on le nettoie souvent, à chaque saison au minimum, ou selon les heures fixées par la notice.
Starter fermé à froid, quelques tirages francs du lanceur, puis starter ouvert. Une essence vieille de l'an dernier, une bougie encrassée ou un filtre bouché expliquent la plupart des refus.
En fin de saison, on nettoie les fraises, on vide ou on stabilise le carburant, on vérifie l'huile et on range la machine au sec. Le printemps suivant, elle démarre au premier tirage.
Biner, sarcler, émietter, butter : les mots du travail du sol, et le bon moment pour sortir la machine.
Casser la croûte du sol en surface pour aérer la terre et limiter l'évaporation. « Un binage vaut deux arrosages », dit le dicton. C'est le travail de base de la motobineuse.
Arracher les mauvaises herbes en travaillant le sol en surface, entre les rangs. Avec une largeur réduite et des disques protège-plantes, la motobineuse passe entre les cultures.
Voir aussiBinageDisques protège-plantes
Réduire les mottes en terre fine avant un semis. Deux passages croisés suffisent en général sur une terre déjà travaillée.
Voir aussiNombre de passagesBinage
Ameublir la terre sur la profondeur des racines avant de planter. La motobineuse remplace la bêche sur un potager déjà cultivé, sans retourner la terre en profondeur comme un labour.
Voir aussiProfondeur de travailSol compact
Ramener la terre au pied des plants, pommes de terre et poireaux en tête. Certaines motobineuses acceptent un butteur, un accessoire en forme de soc double.
Voir aussiSarclage
Une terre lourde, argileuse ou tassée, que les petites machines peinent à travailler. Il faut une thermique de bonne cylindrée, plusieurs passes de faible profondeur, et un sol ni sec ni détrempé.
Voir aussiCylindréeSol ressuyé
Un sol jamais ou plus travaillé, couvert d'herbe et de racines. Seule une thermique puissante l'attaque, en passes successives, après avoir fauché et retiré les grosses pierres.
Voir aussiCylindréeMotobineuse thermique
Une terre qui a égoutté son eau après la pluie : humide mais pas collante. C'est le bon moment pour passer la motobineuse. Détrempé, le sol se tasse et colle aux fraises, trop sec, il fait de la poussière.
Voir aussiNombre de passagesSol compact
Trop de passages pulvérisent la terre, qui se tasse en croûte à la première pluie. Mieux vaut quelques passes bien réglées, au bon moment, que d'insister.
Mélanger au sol du compost, du fumier bien décomposé ou un engrais vert fauché. La motobineuse le répartit dans les premiers centimètres, là où travaillent les racines.
Voir aussiPréparation du sol
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